lundi 31 août 2015

Lundi Librairie : Le Chardonneret - Donna Tartt



Un matin d’hiver, Audrey Decker, une femme abandonnée par un mari abusif, est convoquée au collège pour discuter de l’attitude de son fils, Theo, le narrateur. En attendant l’heure du rendez-vous, ils se rendent au Metropolitan Museum of New York pour visiter une exposition de peintres flamands. Lorsqu’une bombe explose en plein milieu du musée, c’est le chaos. Théo qui s’était éloigné de sa mère en suivant une belle jeune fille se retrouve pris au piège des gravas en compagnie de l’oncle de celle-ci gravement blessé. Le vieil homme le convainc d’emporter avec lui la toile du maître néerlandais Carel Fabritius, Le chardonneret afin de la préserver de la destruction. Hagard, Théo parvient à sortir du musée et se réfugie chez lui pour attendre le retour de sa mère. En vain. Elle a péri dans l’attentat. Lorsque les services sociaux le prennent en charge, ils le confient aux Barbour, la famille d’un camarade de classe. Grands bourgeois de Central Park, ils l’accueillent jusqu’au jour où le père de Theo, joueur professionnel et alcoolique notoire, se décide à venir chercher son fils lorsqu’il pressent qu’il pourrait bien toucher une partie de l’assurance de son ex-femme. Il l’emmène à Las Vegas où il vit au bord du désert dans une résidence dépeuplée par la crise immobilière.

dimanche 30 août 2015

Sunday Street Art : Fred le Chevalier - rue Jean-Baptiste Dumay - Paris 20

Fred le Chevalier - rue Jean-Baptiste Dumay - Paris 20


samedi 29 août 2015

Paris : La fontaine du Conservatoire municipal Jacques Ibert, l'une des dernières réalisations de l'architecte Fernand Pouillon - 81 rue Armand Carrel - XIXème



Fondé en 1957, le Conservatoire municipal Jacques Ibert, dispensant des formations musicales, chorégraphiques et théâtrales, prend possession des locaux au 81 rue Armand Carrel en 1987 et le nom du compositeur en 1988. Cette étonnante et majestueuse construction est le premier bâtiment réalisé en France par l’architecte Fernand Pouillon (1912-1986) à son retour de quinze années passées en Algérie où il s’était exilé ne pouvant plus exercer en France à la suite du scandale de malversation du Comptoir National du Logement. La silhouette singulière du Conservatoire est marquée par une façade latérale à pan coupé faisant l’angle entre les rues Armand Carrel et Bouret. Dans une niche creusée en hémisphère s’élève une imposante fontaine sorte de pastiche néoclassique. L’eau s’écoule depuis le sommet de trois colonnes doriques cannelées enchâssées, de diamètres croissants et ruisselle dans un bassin pour rejaillir par une bouche ornée dans un second bassin et déborde jusque dans un troisième.

vendredi 28 août 2015

Paris : La Cité du Palais Royal, un secret bellevillois préservé - 151 rue de Belleville - XIXème



Sur le plateau de Belleville délimité par les buttes Chaumont et Beauregard, le tissu urbain s’est adapté à la topographie tout en dénivelés. La division parcellaire du territoire rappelle l’histoire du quartier lorsque le village, peuplé d’agriculteurs et de vignerons, était entouré de vignobles caracolant sur les coteaux bellevillois. C’est d’ailleurs à la vigne que l’on doit la découpe caractéristique des rues, en lanières étroites dans le sens de la pente. Des parcelles allongées dédiées aux habitations ont naturellement été tracées perpendiculairement à ces voies donnant un visage singulier à Belleville. Reconnaissable entre toute, cette géographie de la ville si particulière perdure, les travaux du baron Haussmann n’ayant pas atteint les environs. Derrière les immeubles de façade, il n’est pas rare de découvrir dissimulés au regard, cours d’artisans et coquets passages privés bordés de petites maisons typiques du quartier. Je me suis intéressée à deux d’entre eux que les hasards de lotissement de terrain ont préservé, deux îlots de villas jumeaux, le 13 rue des Fêtes et le 151 rue de Belleville. Aujourd’hui je vous emmène visiter le second dont le nom, Cité du Palais Royal, garde bien des mystères. Mais tout d’abord un peu d’histoire expliquant cette insolite curiosité.  

jeudi 27 août 2015

Music : Catfish and the Bottlemen - Cocoon



I fell straight 
Into your arms
Like a drunk
Who’s been on it
All morning.
And the sun’s up
And my head’s fucked.
And immediately I grab you
You go all red
Like the first time
I love it when you do that
God I love it when you do that.

mercredi 26 août 2015

Paris : 10 rue du Jourdain, une cour intérieure fleurie sur l'emplacement de l'ancienne Mairie de Belleville - XXème



Pousser les bonnes portes, passer les codes et les interphones pour découvrir les secrets bien gardés de Paris est un jeu délicieux qui offre le privilège de découvrir des lieux intimes à l’abri des remous de la ville. A Belleville, au 10 rue du Jourdain au-delà du porche majestueux, se dévoilent une grande cour intérieure bordée de jolis immeubles de quatre étages construits en 1885, un jardin tout en longueur entretenu avec soin où s’épanouissent brassées de fleurs et arbustes au bout duquel on découvre une coquette bâtisse. En regardant de plus près la plate-bande verdoyante, les botanistes en herbe pourraient être surpris. Parmi les essences familières se trouvent d’exotiques herbacées importées d’Afrique, comme ce remède contre le paludisme la Sékou Tourédu, du nom d’un ancien président guinéen, et diverses plantes de la médecine traditionnelle africaine. Leur présence ne doit rien au hasard puisque ces immeubles ont été habités à la fin de la Première Guerre Mondiale par les escouades de tirailleurs sénégalais. Si l’ensemble ne manque pas de charme, l’histoire des lieux qui furent et ne demeurent pas est des plus intéressantes.

mardi 25 août 2015

Cinéma : Les Mille et Une Nuits, volumes 1 à 3 de Miguel Gomes - Avec Crista Alfaiate, Luisa Cruz, Américo Silva et Adriano Luz - Par Didier Flori



Que faire quand on est un cinéaste et qu’on veut faire un film en réponse à la crise économique de son pays ? Refusant l’austérité artistique, le portugais Miguel Gomes choisit de se tourner vers la source inépuisable de récits que sont les contes des Mille et une nuits. Cependant si vous vous attendez à voir sur grand écran les aventures de Sinbad, Aladin ou Ali Baba, passez votre chemin. Pas d’adaptation fidèle des histoires de Shéhérazade ici, mais sans doute la proposition de cinéma la plus libre et galvanisante de l’année.

lundi 24 août 2015

Lundi Librairie : Phi Prob de Johann Zarca



Jeff, un expatrié qui a refait sa vie en Thaïlande en épousant une ancienne prostituée, quitte précipitamment le village de sa belle-famille, dans la région de l’Isan, pour rejoindre Bangkok. Hanté par le fantôme de sa femme morte infectée par un étrange virus alors qu’elle était enceinte, il retrouve la communauté des Farangs, ces occidentaux installés définitivement sur place. Mais il semblerait qu’il ne soit pas revenu seul. Phi Prob un esprit malveillant semant désolation et malheur a pris possession de son corps. Ce démon thaï le dévore de l’intérieur et lui fait perdre progressivement la raison révélant chez cet alcoolique débonnaire, des abysses de folie et une soif inextinguible pour le mal. Dans les bas-fonds de Sukhumvit, le quartier chaud illuminé par les néons de la ville, débute un périple sanguinaire au cœur des ténèbres.

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